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La grève du 22 février a eu un fort retentissement dans la presse, allant jusqu'à résonner le jour même, aux oreilles des DRHs de SAP France.
Mais certains journalistes ont considéré ce mouvement comme un problème de riche. Bien au delà de ce regard médisant faussé par des lignes médianes de bilans sociaux et de durées de carrières, il s'agit en réalité d'un problème de principe : la répartition des richesses. Quand bien même, l'unique fait que des salariés se retrouvent au delà du salaire moyen national, ne doit pas servir de justification pour abandonner la défense de causes justes valables pour toutes et pour tous. Doit-on attendre de devenir pauvre et de tout avoir perdu pour se défendre avec un nombre réduit voire inexistant d'armes ? N'est-ce justement pas audacieux et respectable de la part de salariés se trouvant au delà du salaire moyen national, de défendre de telles valeurs ? allant jusqu'à abandonner une partie de leurs rémunérations et de leurs possibilités de carrières ! Bref, en réalité, il s'agit une fois de plus, de la même et unique campagne habituelle de dé-crédibilisation des luttes car s’il s’agit d’un problème de riche, c’est en effet, avant tout, un problème pour nos riches dirigeants et actionnaires.
Malgré cela, la mobilisation reste forte. Le 26 février, lors du "All Hands" meeting organisé par John Schwarz (Chief Executive Officer) à l'hôtel Evergreen, les salariés ont fait part de leur mécontentement. Les élus en ont aussi profité pour remettre un exemplaire de la pétition à John Schwarz.
Vendredi 29 février, une réunion CE en présence d'Hervé Couturier (Executive VP Product Group) aura lieu pour aborder cette situation.
D'autres actions sont d'ors et déjà en cours de préparation et seront proposées en fonction des événements à venir.
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